21. Le bonheur, c’est être bien dans son corps?

L’homme regarde à l’apparence, mais Dieu regarde au cœur.
(Livre de Tobie)
C’est toujours avec admiration et une certaine envie qu’on remarque que “quelqu’un est bien dans sa peau”. Notre corps en effet est parfois bien gênant : on le mène à la baguette avec mépris, on essaie de faire taire ou d’oublier cet importun, ou bien encore on supprime ce qui pourrait trop manifester une féminité (ou masculinité) difficile à accepter … Parfois c’est au contraire une recherche sans frein de ce qui pourrait m’embellir et me rendre acceptable aux yeux des autres … ou encore l’imitation de modèles que la pub, les magazines, la mode nous proposent comme idéaux, comme la clef de l’épanouissement. De fait, ces modèles nous séduisent — c’est pour cela qu’ils ont été conçus — et nous cherchons plus ou moins consciemment à correspondre à ces idoles … Travail parfois difficile, au bout duquel le bonheur n’est pas.

Pourquoi cela ? Mon corps a un sens et, à travers le regard, les attitudes, les paroles, les vêtements et couleurs que je porte, il exprime qui je suis. Et cela, je le sais bien. Et même si mon corps ne dévoile pas tout, si le plus intime de moi-même est comme protégé par lui, il est ce premier contact avec les autres, dont je crains le jugement et le rejet…
Au fond peut-être ai-je peur de l’autre parce que je doute de moi ou ne me connais pas ? Ou encore parce que je ne m’aime pas vraiment ? Tel que je suis, on pourrait ne pas m’aimer. Alors, ne vaut-il pas mieux me cacher ?

SE PUOI.... AIUTACI:

Mais, le sais-tu, il y a en toi une beauté, enfouie peut-être : ta vraie beauté. Cela vaut la peine de l’amener à la surface pour la développer … et devenir toi-même.
Le bonheur, c’est aussi d’être unifié dans son être et de pouvoir être en vérité face à soi-même et face aux autres. Cela passe par une réconciliation profonde avec moi-même et l’acceptation de mon corps tel qu’il est, unique, comme l’est mon cœur. Alors ce corps réconcilié va pouvoir librement, avec son style propre dire quelque chose de moi, dans mon originalité.

Ne nous est-il jamais arrivé d’être émerveillé par le visage d’un malade ou le comportement d’une personne handicapée, reflet paisible de leur vraie beauté ?

Quelle magnifique perspective que de pouvoir travailler à devenir soi-même… Et Dieu peut t’y aider, si tu le lui permets.

Ne savez vous pas
que vous êtes un temple de Dieu
et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
(Saint Paul)
Témoignage

Pendant longtemps, j’ai rejeté mon corps à cause d’une cicatrice de brûlure que je porte à l’épaule depuis l’enfance. Plus je grandissais, plus j’étais gênée par le regard des autres, lorsque j’étais en maillot de bain ou en robe d’été. Puis vint l’adolescence, période où mon corps se transforma à mon insu. Il me paraissait encore plus comme un étranger.

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Quelques années plus tard, je me suis installée à Paris : j’étais devenue une fidèle lectrice des magazines féminins où l’on ne tourne pas une page sans que l’on vous montre ou vous explique ce qu’est la femme “idéale”. Ajoutez à cela les publicités omniprésentes sur les murs jouant sur le corps de la femme. J’en étais venue à ne plus me supporter. De plus, j’avais la hantise de prendre un gramme alors que tout le monde me félicitait de ma minceur… Cela me rendait la vie invivable !

C’est dans ce contexte que je me suis convertie. L’une des premières choses que j’ai découverte, c’est que la vraie beauté est celle du cœur. Je réalisai peu à peu que le rejet de mon corps masquait en fait un très profond besoin d’aimer et d’être aimée. A partir du moment où je sus que Dieu désirait combler cette attente, j’ai enfin réussi à m’accepter davantage telle que j’étais.

J’ai le désir de me marier et le souci de mon physique reste encore très présent en moi car je sais que les garçons y sont sensibles. Mais je demande à Dieu de rendre à mon corps sa juste place, afin de ne pas y être enchaînée. Et de développer en moi cette beauté du cœur, pour en rayonner.

Laure